L’après carrière des sportifs

Une carrière sportive est souvent courte. Entre blessures, fatigue mentale ou baisse de niveau, tout peut s’arrêter avant 35 ans. De plus en plus d’athlètes choisissent donc d’anticiper leur reconversion pour ne pas être pris au dépourvu

Dans un milieu où la carrière peut basculer du jour au lendemain, les sportifs ne veulent plus attendre l’heure de la retraite pour penser à l’avenir. Blessures, fatigue mentale ou simple usure du haut niveau les poussent à anticiper leur reconversion. Une tendance qui s’affirme, portée par des athlètes décidés à garder la main sur leur futur.

Dans le sport de haut niveau, tout peut s’arrêter très vite. Une blessure, une contre-performance ou simplement la lassitude peuvent mettre fin à une carrière du jour au lendemain. La joueuse de tennis Naomi Osaka en est un bon exemple : elle a mis sa carrière entre parenthèses pour prendre soin de sa santé mentale et explorer d’autres domaines comme la mode et le business. Son choix montre qu’il est essentiel d’anticiper l’après-carrière plutôt que d’attendre qu’il soit trop tard.

Certains athlètes ont bien compris cette importance. LeBron James, star mondiale du basket, a investi dans des start-ups et produit des films, dont Space Jam 2. Tony Parker, lui, a fondé son école de management (TPE) et dirige un club de basket, (ASVEL) . Ces sportifs prouvent qu’une carrière réussie ne se limite pas au terrain : ils utilisent leur notoriété et leur expérience pour entreprendre et inspirer.

Chez les jeunes générations, cette envie d’indépendance est encore plus forte. Antoine Dupont, capitaine du XV de France, poursuit des études de management tout en jouant au plus haut niveau. Kylian Mbappé a créé sa société de communication et sa fondation Inspired by KM pour aider les jeunes à construire leur avenir. La nageuse Marie Wattel s’engage, elle, dans des projets écologiques autour de la mer. Tous partagent la même idée : être performants aujourd’hui tout en préparant demain.

Mais la reconversion n’est pas toujours facile. Certains anciens footballeurs ou boxeurs se retrouvent en difficulté financière après leur carrière. La boxeuse Estelle Mossely a d’ailleurs évoqué le “vide” que ressentent de nombreux athlètes après l’arrêt de la compétition. Manque d’accompagnement, de formation ou de soutien psychologique : beaucoup se sentent perdus une fois la lumière éteinte.

Heureusement, les mentalités changent. Préparer sa reconversion est désormais perçu comme une preuve d’intelligence et de maturité. Les fédérations développent des formations pour accompagner les sportifs, et les sponsors valorisent ceux qui s’investissent dans des projets responsables ou éducatifs. Cette évolution montre une nouvelle vision du sport, plus humaine et plus durable.

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